K’MER PLACE : Une lueur d’espoir pour les Artistes camerounais

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 K’MER PLACE : Une lueur d’espoir pour les Artistes camerounais

Une rencontre d’échanges a eu lieu le mardi 30 janvier 2018 à l’Institut Français de Yaoundé à 11 heures.

La misère et le manque de statut des artistes camerounais a amené certains jeunes à créer avec Christian Nana une plate-forme numérique dont le but est de promouvoir les artistes camerounais et d’améliorer leurs conditions de vie. Au cour d’une Table ronde sur le thème “La visibilité des Artistes et des structures culturelles au Cameroun”modérée par la journaliste Odile Ariane Pahai Langa à laquelle ont pris part plusieurs structures dont l’Institut Français du Cameroun qui abritait d’ailleurs la rencontre et le Représentant de l’UNESCO en la personne du Docteur Christian NDOMBI, les Artistes et les journalistes présents ont été éclairés sur les voies et moyens qu’offre K’MER PLACE  à cet effet. « Loin de développer une quelconque polémique, notre objectif consiste à mettre en place une passerelle avec le Ministère des Arts et de la Culture (MINAC) » dira son promoteur Christian Nana. Car il s’agit ici d’une plate-forme numérique qui présentera les Artistes camerounais, leurs œuvres et leur programme d’activités de manière à donner plus de visibilité à ceux-ci. Toutefois, il faudra auparavant définir le statut de l’Artiste ; chose quasiment impossible en Afrique Centrale qui serait la dernière de la classe. K’MER PLACE sera une opportunité de formation dans le domaine de l’Art et même sur le plan managérial pour pouvoir accéder à certains fonds destinés à les aider, mais qui malheureusement « dorment dans des comptes en banque » dixit Dr  Christian Ndombi. En effet,  depuis des décennies, les artistes se battent au Cameroun alors qu’il faut d’abord définir le statut de l’Artiste sans lequel il perd beaucoup. En Afrique de l’Ouest par exemple, il n’y a pas de surprise que les artistes roulent carrosse contrairement à leurs collègues camerounais qui au soir de leur vie tirent le diable par la queue pour la plupart. Aucun pays d’Afrique centrale n’a définit de statut des Artistes. Dans cette région de l’Afrique, il y a même un ministère de la Culture où vous ne pouvez même pas entrer rencontrer le ministre si vous n’êtes pas en veste et cravate. Pourtant des gens chargés de promouvoir la culture et l’artiste. Le Représentant de l’UNESCO dit qu’ils reçoivent trop de demande de subvention. Cependant, au regard de l’expérience passée, où les subventions étaient dilapidées dans autres choses, l’organisme a choisi d’accompagner les artistes dans la formation, la promotion et la production de certaines œuvres. Malheureusement, depuis 3 ans, aucun artiste camerounais n’a bénéficié de ces fonds.  D’où l’opportunité qu’offre K’MER PLACE qui se propose d’aller sur le terrain dans toutes les Régions du Cameroun pour recenser tous ceux qui sont véritablement artistes pour leur offrir plus visibilité ; laquelle visibilité est déjà aux dires de Stéphane Ndongmo, «  ce que les promoteurs du cinéma camerounais espèrent trouver dans cette plate-forme digitale qu’est K’MER PLACE. » Selon Christian Nana,  deux structures ont accepté de les accompagner. Pour faire partie de la plate forme, l’Artiste doit s’inscrire à 1000 F une fois pour toute, mais devra contribuer à raison de 10 000F par an pour la mise à jour régulière de son profile. Ceci consistera à mettre à jour le fichier de l’artiste et ce sera aussi une opportunité pour ceux-ci de décrocher des contrats de production, de promotion et même de spectacle. Comme dit plus haut cela passera par la définition du statut des artistes que le gouvernement camerounais doit prendre à bras-le-corps. L’Institut Français se propose aussi de continuer à promouvoir les Artistes camerounais sans forcément leur donner les espèces.

Léonard Fandja

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