Réaménagement gouvernemental : Et si ceux qui restent pouvaient retenir la leçon !

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Réaménagement gouvernemental : Et si ceux qui restent pouvaient retenir la leçon !

Chaque remaniement ou réaménagement du gouvernement au Cameroun comme ailleurs devrait toujours servir de leçon à ceux qui restent ou qui y entrent, sur le comportement où alors le traitement à réserver à leurs collaborateurs, et particulièrement ses subalternes. Le Président Paul Biya semble même d’ailleurs attendre que ses collaborateurs fassent preuve de considération vis-à-vis de leurs collaborateurs, lui qui remplace  souvent les déchus par leurs ennemis de la veille. Le cas du Secrétaireparticulier de l’ancien Secrétaire d’État à la défense Jean Baptiste Bokam qui suit, servent de leçon, pas seulement aux Ministres, mais aussi à ces chefs de bureau qui deviennent même finalement plus royaliste que le roi.

Au sein du dispositif de sécurité et de défense du Cameroun, la Gendarmerie nationale occupe une place de choix. Celle-ci est un corps d’élite qui tire son émanation de la Marée Chaussée française et, le gendarme a la réputation d’être un militaire intelligent. Cette dernière déclaration semble fausse au regard de la réalité qui a prévalu depuis la nomination de Jean Baptiste BOKAM au poste de S.E.D/GN.

BRÈVE DESCRIPTION DE L’ÈRE BOKAM

L’ère BOKAM est parsemée de toute sorte de faits extrêmement nocifs et peu valorisants pour notre Pays. Il a fait de la Gendarmerie nationale un champ de déviances caractérisées allant des harcèlements et abus sexuels à la corruption en passant par les détournements, les réglementes de compte, les trafics d’influence, le tribalisme, le népotisme entre autres.
BOKAM a, au lieu d’élever cette institution et d’en faire une exceptionnelle jouissant d’une renommée positive, précipité cette maison au bord du gouffre et du désespoir. Il l’a complètement délavé en y instaurant un capharnaüm inqualifiable où le culte de la personnalité et l’enrichissement illicite avaient pignon sur rue: ce qui lui a valu le sobriquet de « gros hibou ». Sobriquet que lui ont donné les pandores. En plus, l’immobilisme dans lequel il a inscrit cette maison lui a conféré une lourdeur quant à ce qui concerne sa capacité d’adaptation aux nouveaux défis.

DES GENDARMES AUX PAS

Le passage de BOKAM a eu raison du courage, de la détermination, de l’engagement et des autres qualités des gendarmes, tout grade confondu, faisant de ceux-ci de simples loyaux sujets. Parfois traités comme de simples vigiles ou encore des gardes du corps, ils ont vu leur valeur foulée aux pieds. Contraints d’obéir ou de se voir évincés, ils ont dû souvent se prostituer, souvent jouer les imprésarios et autres pour se maintenir à flots. Ils avaient l’obligation de servir des divinités qui avaient pour Chef de fil BOKAM alias gros hibou.

LES EFFETS DU DÉCRET PRÉSIDENTIEL

Le réaménagement récent du gouvernement, qui s’est abattu comme un coup de tonnerre, a finalement sonné le glas de cette épisode BOKAM triste qu’a connu la Gendarmerie Nationale.
Alors que BOKAM se trouvait en France, quand la nouvelle est tombée, il a reçu un appel urgent de MAKER qui lui annonçait son éviction à la tête de ce corps. Dubitatif au départ, BOKAM s’est rendu à l’évidence en écoutant le ton sérieux de son interlocuteur. Sans plus tarder, il lui vint à l’esprit de débarrasser son bureau de ses dernières ripailles. Alors, il commissionnera MAKER dans son bureau en lui indiquant toutes ses « cachettes » et en lui intimant l’ordre de vêtir un manteau de discrétion.
Mal lui en a pris, la nouvelle avait eu un autre effet sur les gendarmes longtemps martyrisés. Toutes les aptitudes endormies jusque-là venaient de s’éveiller. Étant donc alertés, ceux-ci s’étaient bien postés dans l’attente d’une réaction rapide de leur ancien patron.
Quand MAKER a donc fait irruption dans le bureau de BOKAM, enlevé ce qu’il fallait enlever, grande était sa surprise de se heurter à la masse de gendarmes qui l’attendaient sur la cour après filature très serrée.
Le fusil, dès lors, ayant changé d’épaule, c’est sans riposte qu’il se livrait à ses « ex-subalternes ». Ces derniers ont saisi les sacs et autres affaires qu’il avait en sa possession. Étreint par une grande peur, il urinait dans sa culotte.

DE L’INTRUSION DE DÉLINQUANTS DANS LA GESTION DE CE CORPS

BOKAM a tôt fait de s’entourer d’une équipe dynamique quand il faut diffuser ses basses doctrines et besognes. Une équipe composée de requins et d’esprits nuisibles, tout comme lui, qui allaient piller tous les biens de cette institution névralgique.
De conducteurs d’engins ( Caterpillar ) à indics puis à proxénètes au profit de M. le Gros hibou ), FIRMIN BAKABE et MAKER se sont vus devenir des hommes forts ayant pouvoir de vie et de mort au sein de notre Gendarmerie nationale. Ceux-ci, prenant en ôtage ce corps sensible, occupaient des postes inexistants et décidaient de tout le fonctionnement de l’arme, rabaissant même nos officiers supérieurs. Disposant de tous les pouvoirs et par d’extraordinaires trafics d’influence, ils se sont emparés de la E.D.C en s’attribuant toute la sécurité du Barrage réservoir de Lom Pangar.

DES HONNEURS IMMÉRITÉS

Les acolytes de BOKAM, ayant fait de la Gendarmerie leur grenier, s’en sont mis plein les poches au point de s’acheter les honneurs et autres distinctions et ce avec l’aide de leur mécène. Comme si cela ne suffisait pas, de grandes cérémonies se tenaient et livraient un balais de personnalités et autres tant de la Gendarmerie que des autres Corps de notre Grande muette. Certains hauts responsables, ne pouvant pas lutter, se voyaient contraints de tenir des discours élogieux et exaltants à l’honneur de leur bourreaux au risque de périr.

DE L’AVENIR DE CETTE MAISON DE GRANDE IMPORTANCE

Après cette traversée du désert qu’a connu notre Gendarmerie nationale, des jours meilleurs se profilent avec l’arrivée d’un nouveau décideur. Sauf que pour que tout aille convenablement, s’imposent comme des impératifs catégoriques un toilettage complet et minutieux de la GN, un démantèlement de tous ces réseaux fourbes, la constitution d’une équipe soucieuse de sa revitalisation.

Le Fin Limier DOKO

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