Situation dans les zones anglophones du Cameroun : La réforme de l’ONU est impérative et urgente.

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Situation dans les zones anglophones du Cameroun : La réforme de l’ONU est impérative et urgente.

Un vent d’indépendance souffle dans les Régions anglophones du Cameroun .

Le climat qui prévaut actuellement dans les Régions anglophones du Cameroun, caractérisé par l’annonce à travers les réseaux sociaux, la proclamation de l’indépendance de cette région le 1er octobre 2017, a poussé les autorités administratives à déployer un nombre important des éléments des Forces de défense et de police. En plus, ces autorités ont fermé les frontières terrestres, aériennes et maritimes, interdit tout déplacement en moto, et tout regroupement de 3 personnes et plus pendant le week-end.

Pourquoi en est-on arrivé là ?

A l’origine, les Avocats ont sollicité plusieurs audiences auprès de leur ministre de tutelle pour lui faire part de leur mal-être professionnel. Le Ministre leur a toujours répondu par une fin de non-recevoir. Les enseignants ont emboîté le pas aux Avocats en réitérant leurs doléances sans eux aussi recevoir de suite, favorable ou non. Face au silence et mutisme du gouvernement, la population est entrée dans la danse et a fait sienne, les revendications de ses enfants auxquels elle joint les siennes. Arguant même que le refus du dialogue fait partie de la nature du gouvernement du Cameroun, à moins de trouver en face des mendiants et corrompus qui ne savent pas cracher sur les « enveloppes. » L’on pourrait donc comprendre aisément pourquoi les tentatives de dialogues avec des leaders corporatistes anglophones intègres n’ont donné droit qu’à des menaces des gouvernants arrogants. Ce dialogue de sourds a conduit à l’arrestation des leaders et autres. Pis encore, ils ont même arrêté un Magistrat de haut rang, membre de la Cour Suprême à son domicile un week-end au mépris total de la loi en pareilles circonstances. Huit mois plus tard, le gouvernement, face aux pressions  venant de toutes parts, y compris dans son propre camp, a fait semblant d’ »entendre certaines voix qui proposaient la mise en liberté des personnes arrêtées dans le cadre de ce problème. Plutôt de libérer les personnes mises en cause, le gouvernement choisit de libérer certaines en maintenant le leader le plus populaire et d’autres dont en journaliste en prison.

L’un des leaders libérés, Me Agbor Balla a fait une sortie le 26 septembre courant, demandant une fois de plus au Chef de l’État de libérer tous ceux encore en prison dans le cadre du problème dit anglophone et d’organiser un Forum où les uns et les autres viendraient « vider leur ventre. » Bien plus, le jeudi 28 septembre 2017, lors d’un grand meeting organisé par les élites du parti au pouvoir à Buea, ces derniers ont eux aussi donné de la voix en demandant entre autres au Chef de l’État  l’implémentation rapide de la décentralisation. Pas de suites au soir du vendredi 29 septembre. Certains diront que c’est parce que le Chef de l’État n’est toujours pas rentré des États-Unis où il a pris part à la 72e Assemblée Générale de l’Onu le 22 septembre 2017. Cependant, le Gouverneur de la Région du Sud-Ouest a dit avoir reçu les prescriptions de ce dernier pour l’ensemble des mesures prises pour ce week-end. Comment comprendre que pendant que le Cameroun passe une période délicate comme celle-ci que ne peuple ne puisse dire avec exactitude où se trouve son Chef ?

A la surprise générale, en l’absence du Chef de l’État du pays, la police est allée très tôt le matin du 29 septembre au quartier Obili réputé être surtout celui des anglophones à Yaoundé, perquisitionner les domiciles des camerounais anglophones à la recherche du drapeau de la République Ambazonienne. Que ces éléments ne trouvaient pas alors ce drapeau, c’est alors qu’ils exigeaient  les pièces justificatives pour tout appareil et autres dans la maison. Était-ce vraiment le moment propice ?

Pourquoi souhaiter la réforme de l’Onu ?

Sil s’avère de plus en plus évidente que la reforme de l’Onu dans sa forme  actuelle est plutôt aux services de certaines grandes puissances. D’où l’appel de plus en plus nombreux venant de partout, comme de l’Allemagne et les Pays-Bas pour ne citer que ceux-là pour la réforme de l’organisation internationale afin de véritablement promouvoir la paix. Une ONU réformée dans le sens souhaité par tous, s’avère urgence et impérative dans la mesure où, véritablement au service de la paix, l’on ne trouverait pas de problème à ce qu’elle décide de Comité de normalisation comme la Fifa dans des pays où une même personne et son clan ont pris en otage un pays sans pourtant produire des résultats économiques encourageants avec à la clef une longévité sans fin au pouvoir, là où il est avéré que le dialogue et nécessaire mais refusé par un pouvoir corrompu et arrogant.

Léonard Fandja

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